Ma liberté de danser – La dernière danseuse d’Égypte

Ma liberté de danser - La dernière danseuse d'Égypte Couverture du livre Ma liberté de danser - La dernière danseuse d'Égypte
Dina / Claude Guibal
Biographie (Livre)
Michel Lafon
2011
Français
192

Deux jours. C'est le temps que ça m'a pris pour le lire. Un record! C'est aussi ma première biographie et je suis très heureuse d'avoir commencé par ce livre.

L'intérêt de ce livre réside autant dans l'histoire de la danseuse Dina que le contexte de l'Égypte. Par son histoire, on apprend la condition de vie des musulmanes, l'évolution rétrograde de l'Égypte au cours des dernières décennies et la réalité de vie d'une danseuse du ventre. Moi qui me fais souvent poser la question "Comment une danse aussi sensuelle peut avoir été inventé par une société qui voile ses femmes?". Ce livre répond bien à la question.

La dernière danseuse d’Égypte…

ma-liberte-de-danser-dos“Ce titre, j’en suis à la fois fière et triste. Des cinq mille danseuses professionnelles que comptait l’Égypte en 1957, il ne reste que quelques dizaines aujourd’hui. Comment ce pays, terre de la danse du ventre, peut-il ainsi laisser disparaître son patrimoine?” p.93-94

Le livre raconte l’histoire de Dina, une danseuse orientale qui a vécu en Égypte. Elle raconte comment elle est tombée amoureuse de la danse dans son jeune âge. Les sacrifices qu’elle a fait en choisissant de vivre de son art, les gens qu’elle a côtoyés, sa vie de famille comme femme musulmane ainsi que tous les préjuger et la vision de la société envers les danseuses du ventre.

Bien sûr, sa vie est digne d’un roman. Comme danseuse, on se laisse enivrer par les descriptions des lieux où elle danse, des descriptions somptueuses de l’Égypte et on se sent inspirer par sa détermination et sa passion. Mais on a aussi nos moments de tristesse par le regard négatif de la population envers les danseuses, des drames familiaux qui ont marqué sa vie et des malheurs qui lui sont tombés dessus.

Ce qui est marquant, c’est qu’on ne parle pas d’une danseuse aux origines lointaines, d’une autre époque, mais bien d’une danseuse d’aujourd’hui. Elle est née en 1964 en fait et a commencé à danser en public à l’âge de 17 ans, soit en 1981. Malgré que son histoire soit relativement récente, on porte une attention particulière à la “réputation” de la danse orientale auprès des Égyptiens. Et bien que le livre finisse dans les années 2000, on a l’impression d’être à une autre époque.

Pour ma part, ce livre m’a transformée comme danseuse. Je ne danserai plus de la même façon. Je comprends mieux les origines de cette danse qui est pourtant floue et lointaine. Qui est maintenant admiré dans le monde, sauf dans son propre pays d’origine. Ça m’a donné le goût d’en connaître plus sur les femmes légendaires qui, à travers leur passion, ont fait vivre cet art millénaire.